Bientôt le début de l’été et les minijupes qui vont commencer à refleurir un peu partout. Mince, il va falloir boire des mojitos en terrasse et jouer à deviner quel sera le nouveau tube de l’été. Moi je parie la dessus même si j’aimerais celui la tandis que j’écoute des chansons d’hiver.
Tu as parfois envie de te perdre dans l’immensité virtuelle. De rêver d’un possible sur Chatroulette. De t’imaginer autre sur Second Life. De te croire meilleur, ailleurs. D’oublier les battements de cœur, le temps qui passe, les nuages dans le ciel et déconnecter ta conscience.
On appelle musique d’ambiance une musique dont le but n’est pas vraiment d’être écoutée avec attention, mais plutôt de « meubler le silence » en établissant un fond sonore discret.
Certaines musiques sont spécifiquement composées pour cela : mélodies « sirupeuses » sans prétention. On peut utiliser aussi des musiques d’origines diverses, sous la condition qu’elles présentent le moins de contrastes sonores possibles, puisque elles ne doivent pas capter l’attention.
Depuis que j’ai quitté Paris, je me rends compte que j’ai beaucoup plus de temps. C’est un peu cliché, mais c’est bien vrai. A Montréal, 25 minutes de métro, c’est le bout du monde (et de la ligne), et je ne vous parle pas d’un éventuel changement.
Mais il m’arrive parfois de repenser avec nostalgie à la ligne 13, et à mon Guy Moquet-Porte de Vanves quasi quotidien. En doublant par la droite, et en poussant bien on arrivait parfois à prendre le premier train.
La race humaine va s’éteindre. Nous sommes sur la corde raide. Les bras vacillent, les corps ondulent. Borderline, hésitants. Avancer ou reculer ? L’envie d’aller toujours plus avant nous ronge, au détriment de tous. L’avenir, par définition incertain, se déroule, noir. Notre sursis s’amenuise tous les jours. La réalité n’est plus bonne à envisager. Le besoin d’évasion ne s’est jamais fait aussi fort. Fermer les yeux et regarder par delà les pupilles. Rêver d’ailleurs, d’impossibles, d’autres.
Quand tu pars pour la Route du Rock été 2010, tu as un doux rêve. Celui que le temps sera aussi bon que pour l’édition été 2009. Alors, entre le ciré jaune, les bottes Aigle et le parapluie, tu places dans ton sac les tongs, le maillot de bain et la crème solaire. Au cas où.
Mais cette année, dès ton arrivée à la gare de Saint Malo, tu sais déjà que tu ne t’en serviras pas. Le ciel est maussade mais les coeurs tout de même en fête. La Route du Rock va commencer !
Bientôt le début de l’été et les minijupes qui vont commencer à refleurir un peu partout. Mince, il va falloir boire des mojitos en terrasse et jouer à deviner quel sera le nouveau tube de l’été. Moi je parie la dessus même si j’aimerais celui la tandis que j’écoute des chansons d’hiver.
Tu as parfois envie de te perdre dans l’immensité virtuelle. De rêver d’un possible sur Chatroulette. De t’imaginer autre sur Second Life. De te croire meilleur, ailleurs. D’oublier les battements de cœur, le temps qui passe, les nuages dans le ciel et déconnecter ta conscience.
Mais quoi de mieux qu’une tachycardie matinale à la découverte d’un killer track, le soleil printanier caressant ta peau ? Tu te sens léger, aérien et tu rêves d’autres possibles.
Ce soir, vient poursuivre la rêverie au Régine à la soirée MEANT :
JUSTUS KOHNCKE (Kompakt/Cologne) LIVE
REMOTE (Meant/KtDj/Paris) LIVE
SISKID(Meant/Paris)
REMAIN (Meant/Paris)
On appelle musique d’ambiance une musique dont le but n’est pas vraiment d’être écoutée avec attention, mais plutôt de « meubler le silence » en établissant un fond sonore discret.
Certaines musiques sont spécifiquement composées pour cela : mélodies « sirupeuses » sans prétention. On peut utiliser aussi des musiques d’origines diverses, sous la condition qu’elles présentent le moins de contrastes sonores possibles, puisque elles ne doivent pas capter l’attention.
Depuis que j’ai quitté Paris, je me rends compte que j’ai beaucoup plus de temps. C’est un peu cliché, mais c’est bien vrai. A Montréal, 25 minutes de métro, c’est le bout du monde (et de la ligne), et je ne vous parle pas d’un éventuel changement.
Mais il m’arrive parfois de repenser avec nostalgie à la ligne 13, et à mon Guy Moquet-Porte de Vanves quasi quotidien. En doublant par la droite, et en poussant bien on arrivait parfois à prendre le premier train.
J’avais mon petit rituel : je me trouvais un coin stable (“merde on arrive à St Lazare, faut que je fasse gaffe”), je dépliais mon casque, je sortais mon bouquin. Et là, pendant 50 minutes, j’échappais au bruit et à la fureur de la ville.
Michael Wookey – Dreams of you
Mother’s auxillary – Laughing on your waltzer
Hot chip – Alley cat
Et toujours pour combattre le stress des transports, (re)découvrir la très très bonne compilation réalisée par le label Monster K7 autour du Toy piano.
La race humaine va s’éteindre. Nous sommes sur la corde raide. Les bras vacillent, les corps ondulent. Borderline, hésitants. Avancer ou reculer ? L’envie d’aller toujours plus avant nous ronge, au détriment de tous. L’avenir, par définition incertain, se déroule, noir. Notre sursis s’amenuise tous les jours. La réalité n’est plus bonne à envisager. Le besoin d’évasion ne s’est jamais fait aussi fort. Fermer les yeux et regarder par delà les pupilles. Rêver d’ailleurs, d’impossibles, d’autres.
Plus un titre est minimaliste, plus il m’emmène loin. Merci à tous ces artistes low-cost qui arrivent avec très peu de notes à me faire partir, ailleurs.